Les trois questions que vous vous posez pour acheter sur la Côte d’Azur

2 mai 2018

Les prix varient-ils ?

Selon Frédéric Pelou, on assiste à une stabilisation des prix sur les secteurs d’Antibes (+0,05 % moyenne glissante sur un an) et de Nice (+0,97% moyenne glissante sur un an). À noter que, sur le secteur antibois, la marge de négociation est plus importante que l’année dernière. Elle est passée de manière surprenante de 3,22%, au premier trimestre 2017, à 7,05% pour la même période cette année… 

"Si la marge de négociation a doublé par rapport à l’an dernier, on peut penser que certains propriétaires ont voulu mettre à la vente plus haut que le prix de vente effectif, alors que ce dernier est resté stable." À Cannes, le prix moyen est monté de 1,61% pour s’élever à 4.812 euros le mètre carré (premier trimestre 2018) contre 4912 euros le mètre carré au premier trimestre 2017.

Les prix vont-ils baisser ?

Il ne faut pas s’attendre à une baisse du prix de vente. Voilà qui est clair. "Les primo-accédants et les actifs du département sont toujours présents dans l’acquisition. Il y a des effets de levier en termes de financement, notamment le délai d’allongement des emprunts immobiliers. Ils redeviennent longs à 30 ans et arrivent à resolvabiliser les acquéreurs actifs de notre territoire", analyse la Fnaim. Les professionnels s’attendaient à une stagnation du volume de ventes en 2018. Il n’en a rien été. On constate même une augmentation spectaculaire de +12 % au premier trimestre 2018 par rapport à la même période l’an dernier. "Si on se projette sur l’année, nous nous attendons à une augmentation du volume de ventes de 10% sur l’année." L’année 2017 était pourtant déjà une année record en la matière.

Et mettre sont appartement en location ?

Selon la Fnaim, le marché locatif "a toute sa place" dans le logement des actifs. "70 % des actifs de notre territoire pourraient être éligibles au parc social" rappelle Frédéric Pelou. La majorité sont pourtant logés grâce aux bailleurs privés. "C’est pour cela que, lors des réunions de la Conférence de consensus sur le logement avec le gouvernement, nous avons proposé un véritable statut fiscal pour les bailleurs privés. Il faut inciter fiscalement tous ces propriétaires à louer à des tarifs proches du parc social. Ceci afin de redonner du pouvoir d’achat aux actifs, avec un avantage fiscal en contrepartie." Selon le président de la Fnaim Côte d’Azur, le gouvernement a été très sensible à ces propositions. "Fiscalement, l’état pourrait perdre certains revenus, mais réussirait à loger les actifs en laissant plus de pouvoir d’achat aux ménages."

Source : nice-matin.com

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