DPE : la classe énergétique d'un logement qu'est-ce que c'est ?

10 septembre 2019

Passage obligé pour tous les propriétaires qui souhaitent vendre ou louer leur logement, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) permet d’en évaluer la consommation en énergie et le taux d’émission de CO2. Où trouver les logements les plus économes ? De quelles aides peut-on bénéficier si l’on « éco-rénove » son bien ? On vous répond.

Où se trouvent les logements les plus énergétiquement efficaces ?

L’enquête menée par SeLoger sur l’état du DPE en France a mis au jour un certain nombre de disparités énergétiques entre les régions et les villes de l’hexagone. Avec une consommation annuelle de 252 kWh/m², les logements les plus énergivores seraient principalement localisés en Picardie. Au contraire, l’étude révèle que c’est dans le Languedoc-Roussillon que se situent les habitations les moins gourmandes en énergie. Quant aux villes, Paris et Toulon abritent respectivement le pire (242 kWh/m²/an) et le meilleur (145 kWh/m²/an) score. Enfin, intra-muros, les arrondissements dont le parc immobilier affiche les meilleures performances énergétiques sont le 13e arrondissement de Paris (204 kWh/m²/an), le 11e marseillais (155 kWh/m²/an) et le 8e lyonnais (183 kWh/m²/an).


BON À SAVOIR : Le DPE est obligatoire depuis 2006 pour les ventes et depuis 2007 pour les locations.


Que doit contenir un diagnostic de performance énergétique (DPE) ?

Outre une présentation détaillée de votre logement (état général, descriptif des parois opaques/vitrées, de leurs performances thermiques et du système énergétique utilisé…), le DPE contient une étiquette énergétique, une autre climatique mais aussi des recommandations. Celles-ci prennent la forme de comportements à adopter et de travaux dont la réalisation permettrait d’économiser de l’énergie. « Les recommandations sont un volet du DPE auquel les propriétaires n’attachent pas assez d’importance car ils ont tendance à se focaliser sur le diagnostic amiante ou encore sur l’étiquette énergétique » explique Nicolas Doré, du service Bâtiments de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie. « Il s’agit pourtant de travaux adaptés à l’habitation et dont l’exécution améliorera sensiblement le DPE », avec à la clé, des économies mais aussi un confort accru et une meilleure qualité de vie. « L’intérêt et la nécessité de ces incitations apparaissent très clairement si l'on s'intéresse aux enjeux énergétiques des logements français mis en lumière par notre étude » ajoute Bertrand Gstalder, Président du Groupe SeLoger.

BON À SAVOIR : En France, on recense encore 7,2 millions de passoires thermiques (logements classés F ou G).

Quelles aides financières pour « éco-rénover » ?

Sachez que si vous avez l’intention de suivre les recommandations du DPE et d’améliorer les performances énergétiques de votre habitation, des aides financières sont à votre disposition, telles que :

  • Le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE).
  • L’éco-prêt à taux zéro.
  • Le programme « Habiter Mieux » de l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah).
  • La TVA à taux réduit.
  • Les certificats d’économies d’énergie (dispositif CEE).
  • Le chèque énergie.
  • L’exonération de la taxe foncière.
  • L’aide de votre caisse de retraite.
  • Le dispositif de défiscalisation Denormandie.
  • Les aides des collectivités locales.
  • Les prêts pour améliorer l’habitat (Action Logement, sur le LDD, des distributeurs d’énergie, d’accession sociale…).

« Des aides financières existent mais parfois, il n’est pas évident de s’y retrouver » admet Nicolas Doré, de l’Ademe. Avant de vous lancer dans des travaux de rénovation énergétique, prenez soin de vous renseigner auprès des conseillers FAIRE (Faciliter, Accompagner et Informer pour la Rénovation Énergétique). « Ils vous conseilleront et vous accompagneront tout au long de votre projet. Vous pouvez les contacter gratuitement au 0 808 800 700 ».

DPE : l’étiquette énergie pour la consommation d’énergie primaire



Vers un durcissement du DPE pour éradiquer les passoires thermiques

La lutte contre le réchauffement climatique est plus que jamais au coeur de tous les débats. « Le bâtiment représente 26% de nos émissions de gaz à effet de serre » explique le député du Gard Anthony Cellier. « Agir contre les passoires thermiques, c’est bon pour la planète, c’est bon pour le confort des Français et c'est bon pour leurs factures ». C'est pour répondre à cet enjeu que la loi Énergie-Climat a été élaborée. « Avec cette loi, nous voulons mettre fin aux passoires énergétiques en trois étapes : tout d'abord, en incitant et en informant les propriétaires, puis en les obligeant à rénover leurs logements et enfin en les sanctionnant, si besoin » détaille Anthony Cellier.

S’il reste purement informatif, il est toutefois à noter que le DPE deviendra opposable à compter du 1er janvier 2021. En clair, l’acquéreur ou le locataire d’un logement seront autorisés à utiliser les informations contenues dans le DPE contre le vendeur ou le propriétaire. « Le DPE doit être un outil de confiance entre vendeur et acheteur, entre propriétaire et locataire » précise le député Anthony Cellier. « Ce nouveau DPE opposable contribuera à renforcer la transparence et donc la confiance ».

Un an plus tôt, la loi Énergie et Climat aura interdit aux propriétaires de passoires thermiques (logement classé F, voire G) d'appliquer à leurs loyers une revalorisation qui dépasserait la hausse de l'IRL. Le montant prévisionnel des dépenses d'énergie devra également figurer dans les annonces immobilières.

Dès le 1er janvier 2022, s’ils désirent vendre ou louer leur bien, ces mêmes propriétaires devront annexer un audit énergétique au DPE. « Renforcer l’obligation d’information, qui pèse sur le propriétaire, en rendant obligatoire la réalisation d’un véritable audit énergétique permet de mettre l’accent sur les performances du logement et de détailler la marche à suivre pour les améliorer » estime Nicolas Doré, de l’Ademe.

A partir du 1er janvier 2028, l’intégralité du parc immobilier hexagonal devra, sauf exceptions (contraintes techniques, disproportion entre le coût des travaux et la valeur du bien, copropriétés en difficulté…), être classée - au minimum - E et afficher une consommation inférieure à 330 kWh/m²/an. Des sanctions - dont la teneur exacte sera prochainement débattue - pourront s'appliquer aux propriétaires de passoires thermiques qui tarderaient à rénover leurs logements.

Source : seloger.com

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