5 conseils pour votre premier achat !

1 octobre 2018

Un premier achat immobilier, on ne va pas se mentir, est une source de stress ! Par quel bout prendre le projet ? Comment convaincre la banque ? Vous voulez tout savoir pour vous lancer ? 

Evidemment, pour se lancer et acheter son 1er logement, il vaut mieux attendre d’avoir des revenus réguliers et stables. N’oubliez pas, également, qu’acheter un bien immobilier met en exergue une question plus large qui est votre projet de vie global. La banque analyse donc tout : votre CV, vos revenus, vos dépenses, le reste à vivre, vos possibilités d’évolution de carrière, l’emplacement du bien… 

Préparez bien votre projet

Combien puis-je emprunter ? C’est la 1ère question à vous poser. En définissant clairement votre budget, vous saurez ainsi quel bien viser, donc ce que vous pouvez visiter. Les primo-accédants pensent toujours que tout se négocie. Pas forcément… Ils visitent souvent des biens hors budget, donc hors de leur portée, d’où une perte de temps ! La règle est (presque) la même pour tous : le montant de l’emprunt ne doit pas dépasser le tiers de vos revenus nets (tous crédits confondus). Filez donc chez un courtier pour évaluer votre capacité d’emprunt globale. Sandrine Allonier, porte parole de Vousfinancer.com ajoute : « les taux ont énormément baissé ; les futurs acheteurs n’ont pas toujours conscience de l’importance du montant qu’ils peuvent emprunter ! On a du mal à le croire mais les taux varient très fortement d’une banque à l’autre, il faut donc les mettre en concurrence pour avoir plusieurs propositions.»

Adaptez votre capacité d'endettement à vos besoins

Lorsque l’on achète on n’a pas forcément envie de s’arrêter de vivre pour autant ! Parlez-en donc avec votre courtier en crédit : il prendra en considération cet élément et vous proposera des solutions, comme l’allongement de la durée du crédit pour faire baisser votre mensualité ou la mise en place d’options, comme la modulation, qui vous permettra de faire évoluer votre mensualité, à votre gré, en fonction de l’évolution de vos revenus.  « Plus on emprunte sur des durées longues et plus la somme est importante, rappelle toutefois Sandrine Allonier. Le revers de la médaille, c’est que le taux est plus élevé, donc le crédit coûte plus cher. Mais les primo-accédants ont souvent intérêt à allonger la durée du prêt pour boucler leur financement et acheter la surface dont ils ont besoin. De toute façon, peu de gens vont au bout de leur prêt : la durée moyenne de conservation d’un crédit est de 9 ans ! »

La tenue de votre compte doit être irréprochable

« Les banques ont aujourd’hui envie de prêter, précise Bruno Rouleau. Le niveau de taux d’intérêt est très faible, mais il y a peu de rentabilité, elles font donc très attention aux risques qu’elles prennent, elles ne veulent pas de dossiers qui finissent au contentieux. Elles sont très attentives à la capacité des candidats à gérer un budget et à honorer leurs mensualités.» Pour être crédible, fournissez donc à la banque des relevés de compte solides. Et évitez d’être à découvert dans les trois à six mois qui précèdent votre demande de prêt. Vous avez des crédits à la consommation ? Remboursez-les ! Si la banque voit en vous un panier percé, c’est fichu, elle ne vous suivra pas et ce, même si vous gagnez bien votre vie. Limitez donc les dépenses, maîtrisez votre budget et vérifiez régulièrement vos comptes.

Ayez un apport personnel

Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous devez mettre sur la table une partie de vos économies, soit au minimum 10% au moins du montant que vous voulez emprunter, de quoi régler les frais de notaire, de dossier et de garantie. Et c’est important car que cherche à savoir la banque ? Si vous êtes capable de gérer un budget ! « L’apport a aussi une autre utilité, précise Bruno Rouleau. Il protège la banque des aléas. Si vous avez un apport et que le marché venait à être moins florissant, que vous soyez en plus amené à revendre, vous retomberez peut-être sur vos pieds. Si la banque a financé la totalité de l’achat, aucune chance. » Evidemment, bonne nouvelle : si vous êtes jeune, de 25 à 35 ans et, qu’en plus, votre CV ou votre métier laisse à penser que vos revenus vont rapidement augmenter, les banques seront compréhensives. Elles savent que vous n’avez pas eu le temps de mettre de l’argent de côté et vos revenus futurs vous mettent à l’abri. En revanche, elles ne comprendront pas que vous n’ayez pas su gérer un budget et économiser si vous avez 40 ans et plus. »

Achetez un bien de qualité

Le marché immobilier est  un marché à deux vitesses, avec des zones où les prix continuent de progresser, d’autres où ils stagnent, et d’autres encore où ils reculent. Si vous jetez votre dévolu sur un bien excentré, mal desservi, dans une petite ville où les prix ont tendance à baisser et qu’en plus votre budget est ric rac, la banque ne vous suivra pas, estimant que le risque est trop grand. Et pour cause : si vous deviez revendre le bien, vous ne pourriez pas la rembourser. Et attention, la banque regarde tout. Le fait même d’avoir à acheter une voiture pour que vous puissiez rejoindre ce bien excentré peut l’amener à ne pas vous financer si elle considère que votre budget est serré ! Parfois, il vaut mieux acheter un peu moins grand mais un bien de qualité qui ne perdra pas de valeur !



Source : mysweetimmo.com

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